les ouvrages
Jack Ralite, nous l’avons tant aimé
Collectif
collection champ libre

C’est avec un grand plaisir que nous vous annonçons la sortie le 2 septembre 2021 de l’ouvrage Collectif : Jack Ralite, nous l’avons tant aimé

Ce livre se présente en deux parties : trois textes de Jack Ralite, suivis d’écrits inédits (extraits ci-dessous) de Jean-Pierre Léonardini, Catherine Robert, Etienne Pinte, Yves Clot, Robin Renucci, Laurent Fleury, Bernard Faivre d’Arcier, Julie Brochen, Jean-Claude Berutti, Charles Silvestre, Serge Regourd, Michel Bataillon, Charles Fiterman, Lucien Marest, Olivier Neveux et Marie-José Sirach. Lire la suite / Commander
Jusqu’où la ville
Fabienne Swiatly
collection быстро - Bistra

« Jusqu’à la place où l’on voudrait de l’international mais pas celui du tiers-monde et des sans-papiers. Les bancs à confort limité, conçus par des designers diplômés, offrent bien peu de repos aux voyageurs en transit. Une affiche quatre par trois promet des zones d’assainissement avec logements futuristes. La place des hommes debout ne courbe pas l’échine pour autant car on aime, malgré tout, manger thaï dans des restaurants chinois, acheter du khôl chez l’épicier arabe et s’enfumer avec de l’interdit négocié au coin de la rue. L’entêtement canaille de la réalité. » Lire la suite / Commander
Face contre terre
Gilles Farcet
collection быстро - Bistra

« Ne venez pas les bras chargés
Le cœur et la tête occupés
Dans la maison de l’Ami
Car il s’y passe des choses
Qui demandent des mains vides »
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Mauro Bolognini, une histoire italienne
Michel Sportisse
collection Sprezzatura

Préface de Jean A. Gili (extrait)

« Mauro Bolognini ne jouit pas – aussi bien en Italie qu’en France – de la réputation qu’il devrait avoir. Le livre de Michel Sportisse arrive à point nommé pour mettre en relief la carrière d’un cinéaste d’exception. À la fin d’une lecture roborative, l’amateur de cinéma en ressortira enrichi : il découvrira sans doute un artiste qui figure de plein droit parmi les meilleurs qu’ait donné la cinématographie transalpine alors à son apogée. »
(Jean A. Gili, historien du cinéma italien)
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J'essaie de tuer personne
Sammy Sapin
collection быстро - Bistra

Tout a commencé par un examen.

Devant un jury.

Pendant l’examen
on m’a posé cette question :

Pourquoi voulez-vous être infirmier ?

J’ai réfléchi un moment
puis j’ai dit que c’était le côté pragmatique
terre-à-terre du métier
qui m’intéressait.

Mais au fond de moi je pensais :
je suis comme tout le monde.
Tout ce que je fais
je le fais pour la gloire. Lire la suite / Commander
Le jour où la dernière clodette est morte
Judith Wiart
collection быстро - Bistra

A sept ans, je suis entourée de célébrités.
Mon père ressemble au cow-boy des Village people, Monique Crampon à Bonnie
Tyler, Philippe Delarue à Eddy Mitchell, ma mère à Joan Baez, Martine Bonnet à une
Miou-Miou brune et Michel Fugain, qui est dans mon jardin en juin 1977, ressemble
en tout point à Michel Fugain.


Bio subjective, Judith Wiart.

1970, année 0 : Naissance au Havre

8e année : coup de foudre radiophonique pour Édith Piaf. Dans la foulée, demande à ses parents de la débaptiser et de l’appeler Édith. Essuie un refus.

10e année : coup de foudre radiophonique pour Jacques Brel, Album les Marquises. Son père lui achète un coffret intégral de Brel parce qu’elle ne peut pas vivre sans. Elle l’écoute en boucle et ne sort plus de sa chambre.

11e année : écrit un roman illustré (inachevé) : l’histoire d’un petit garçon qui fugue et qui rencontre un chien avec lequel il vole des saucisses pour survivre. Puis des poèmes qui parlent, entre autres, d’enfants qui creusent leurs propres tombes dans le désert. Bref.

12e année : gagne un concours dans une revue littéraire organisé par les Éditions de l’Amitié. Lire la suite / Commander
la rome d'Ettore Scola
Michel Sportisse
collection Sprezzatura

[ Publication rentrée littéraire septembre 2019 ]

Ainsi se nommera notre essai.
À une exception près - Gente di Roma, œuvre emblématique et inclassable -, les titres d’Ettore Scola n’ont jamais mentionné le nom de la ville. Or, le réalisateur plantera rarement ses chroniques au-delà de Rome. Si, en effet, l’ancien satiriste du Marc’Aurelio filme Rome, c’est surtout afin d’en traquer les aventures humaines qui s’y déroulent. La Cité éternelle ne vit, à ses yeux, que rattachée au tumulte contemporain et aux rêves fragiles de ses citoyens. Ne pas la citer expressément, c’est, selon lui, contrevenir aux clichés falsificateurs : appréhender Rome dans sa vérité essentielle. Rome a forcément une âme. Et, cette âme est naturellement changeante. Si le décor n’est jamais identique, il l’est au regard des circonstances historiques et des protagonistes mis en scène. En l’occurrence, il n’y a nul quartier qui, a priori, ne puisse pas intéresser Scola. Car, partout, y compris dans les faubourgs « les plus affreux, les plus sales et les plus méchants » - la plage d’Ostie, chargée de détritus (Dramma della gelosia), ou l’effroyable promiscuité des bidonvilles (Brutti, sporchi e cattivi) -, le cinéaste y découvre des fragments d’humanité dignes d’être décrits et contés. Lire la suite / Commander
profils perdus d’Antoine Vitez
Jean-Pierre Léonardini
collection champ libre

[ Publication rentrée littéraire septembre 2019 ]

AVANT-PROPOS
Antoine Vitez s’est éteint le 30 avril 1990. Il avait cinquante-neuf ans. Cela va faire trente ans et l’on dirait à peine que c’est hier. « C’est à n’y pas croire », ainsi que disait Aragon, dont il fut l’ami attentif après en avoir été le secrétaire. Voilà toute l’énigme de la cristallisation de la mémoire du temps passé. Pour ceux qui ont connu et aimé Antoine Vitez, la succession des années ne compte pas, mais il importe de ranimer la flamme de son souvenir pour les autres qui n’ont pas voix au chapitre, à plus forte raison si, de son vivant, ils n’étaient pas nés. C’est aujourd’hui le dessein de l’Association des Amis d’Antoine Vitez, présidée par sa fille Jeanne, pour qui il s’agit « d’interroger sa place dans le théâtre français et comment elle est perçue par les artistes d’aujourd’hui ».
Les pages qui suivent ont été écrites à chaud, sous le coup de l’émotion provoquée par la disparition foudroyante d’Antoine Vitez. C’était écrit dans l’urgence de la perte. Les éditions Messidor, qui n’existent plus, publiaient en septembre 1990 ces « Profils perdus d’Antoine Vitez » dans leur collection « Libres propos ». Les éditions Le Clos Jouve s’emparent à présent de ce texte, jadis composé dans l’immédiat. C’est peu dire que j’en suis touché. Lire la suite / Commander
toutes mes pensées ne sont pas des flèches
Jindra Kratochvil
collection быстро - Bistra

[ Publication rentrée littéraire septembre 2019 ]

Pas de golf prévu pour ce matin. L’univers étant assez troué comme ça, il est temps de stopper ces pratiques. Adieu, la petite voiture. Le monde entier regorge de balles perdues, et ça le rend malade.

Il regorge aussi de voiturettes en panne, abandonnées ici et là au milieu des terrains redevenus de simples morceaux de paysage. A perte de vue il n’y a que des gants pour main gauche en simili cuir portant des traces de mastication par les animaux à nouveau sauvages.

Et tandis que les agents, autrefois chargés d’entretien, plantent des rangées de carottes dans l’allée principale, les derniers membres du club réalisent avec effroi que leurs cartes d’adhésion ne sont plus renouvelables… Lire la suite / Commander